LEONORA Di qual tetra luce Il nostro imen risplende!
MANRICO Il presagio funesto, Deh, sperdi, o cara!...
LEONORA E il posso?
MANRICO Amor... sublime amore, In tale istante ti favelli al core. Ah! sì, ben mio, coll'essere Io tuo, tu mia consorte, Avrò più l'alma intrepida, Il braccio avrò più forte; Ma pur se nella pagina De' miei destini è scritto Ch'io resti fra le vittime Dal ferro ostil trafitto, Fra quegli estremi aneliti A te il pensier verrà E solo in ciel precederti La morte a me parrà!
La fleur que tu m'avais jetée
dans ma prison m'était restée,
flétrie et sèche, cette fleur
gardait toujours sa douce odeur;
et pendant des heures entières,
sur mes yeux, fermant mes paupières,
de cette odeur je m'enivrais
et dans la nuit je te voyais!
Je me prenais à te maudire,
à te détester, à me dire:
pourquoi faut-il que le destin
l'ait mise là sur mon chemin!
Puis je m'accusais de blasphème,
et je ne sentais en moi-même,
je ne sentais qu'un seul désir,
un seul désir, un seul espoir:
te revoir, ô Carmen, oui, te revoir!
Car tu n'avais eu qu'à paraître,
qu'à jeter un regard sur moi,
pour t'emparer de tout mon être,
ô ma Carmen!
Et j'étais une chose à toi!
Carmen, je t'aime!
CARMEN
Va-t’en, va-t’en, tu feras bien,
Notre métier ne te vaut rien.
JOSÉ
(à Carmen)
Tu me dis de la suivre!...
CARMEN
Oui, tu devrais partir.
JOSÉ
Tu me dis de la suivre...
Pour que toi... tu puisses courir
Après ton nouvel amant!
Non! non vraiment!
Dût-il m’en coûter la vie,
Non, Carmen, je ne partirai pas!
Et la chaîne qui nous lie
Nous liera jusqu’au trépas!...
Dût-il m’en coûter la vie,
Non, non, non, je ne partirai pas!
MICAËLA
Écoute-moi, je t’en prie,
Ta mère te tend les bras!
Cette chaîne qui te lie,
José, tu la briseras!
Hélas, José!
COEUR
Il t’en coûtera la vie,
José, si tu ne pars pas,
Et la chaîne qui vous lie
Se rompra par ton trépas!
JOSÉ
Laisse-moi, car je suis condamné!
TOUS
José! prends garde!
JOSÉ
Ah! Je te tiens, fille damnée,
Je te tiens,
Et je te forcerai bien
A subir la destinée
Qui rive ton sort au mien!
Dût-il m’en coûter la vie,
Non, non, non, je ne partirai pas!
TOUS
Ah! prends garde... Don José!
MICAËLA
Une parole encore, Ce sera la dernière!
Hélas! José, ta mère se meurt... et ta mère
Ne voudrait pas mourir sans t’avoir pardonné!
JOSÉ
Ma mère! elle se meurt!
MICAËLA
Oui, Don José!
JOSÉ
Partons! ah! partons!
(à Carmen)
Sois contente... je pars... mais... Nous nous
reverrons!
(Il entraine Micaëla.)
ESCAMILLO
(au loin)
Toréador, en garde! Toréador, toréador!
Et songe bien, oui, songe en combattant,
Qu’un oeil noir te regarde
Et que l’amour t’attend!
Toréador, l’amour, l’amour t’attend!
He querido inaugurar este blog, haciéndole este homenaje al tenor español Placido Domingo en su 50 aniversario sobre los escenarios. Aquí tienen un pequeño resumen, del gran legado que está dejando este gran tenor.